Vendredi 6 février 2009
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12:20
Comme 15 millions de téléspectateurs, j’ai suivi avec beaucoup d’attention l'intervention du Président de la République, hier
soir.
Comme à son habitude, le Président a été sincère, ouvert au dialogue et déterminé.
Nicolas SARKOZY a avancé des propositions très concrètes en faveur des Français les plus défavorisés et des
classes moyennes inférieures. Il les soumettra le 18 février aux partenaires sociaux.
L'emploi est la priorité absolue.Je tiens à saluer cette intervention courageuse.
Voici le détails des mesures
annoncées:
Mesures en faveur des ménages et des classes moyennes
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Nicolas Sarkozy soumet à la réflexion des partenaires sociaux une suppression de la première tranche
de l’impôt sur le revenu pour aider les classes moyennes.
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Autres options envisagées : une augmentation des allocations familiales et un "chèque emploi
service payé par l’Etat pour les personnes âgées qui vivent seules ou les mères de famille seules".
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Une TVA réduite sur les produits propres : plutôt qu’une baisse de la TVA sur les produits de
première nécessité, le chef de l’Etat a préféré l’idée d’une baisse ciblée sur les "produits propres", notamment les voitures et les bâtiments à haute qualité environnementale. Il
faudra "aller plus loin sur les produits culturels" et obtenir la baisse de la TVA sur la restauration.
Lutte contre le chômage
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Le président de la République veut "aller plus loin" sur l’indemnisation du chômage partiel, déjà
passée en décembre de 50 à 60 % du salaire brut à la suite d’un accord entre partenaires sociaux.
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Si l’accord sur l’assurance-chômage sera bien agréé, Nicolas Sarkozy appelle les partenaires sociaux
à rouvrir la discussion sur deux points : la façon de "mieux protéger" les jeunes chômeurs qui n’ont pas cotisé assez longtemps et se retrouvent au chômage sans
indemnité ; l’augmentation de l’indemnité de fin de CDD.
Répartition des richesses
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Le chef de l’Etat demande aux partenaires sociaux de réfléchir au "partage du profit" entre les
salariés et les actionnaires, faute de quoi "l’Etat prendra ses responsabilités".
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Actuellement, "le compte n’y est pas" pour les salariés, a insisté le Président. Il a défendu la
règle des trois tiers : un tiers des profits à réinvestir dans l’entreprise, un tiers pour les actionnaires, un tiers pour les salariés. Mais il conviendra d’être souple, et
d’envisager différents niveaux de négociation en fonction de la taille des entreprises et des branches.
Suppression de la taxe professionnelle en
2010
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Le chef de l’Etat annonce une suppression de la taxe professionnelle en 2010 avec pour objectif
d’éviter les délocalisations.
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Tous les investissements sont d’ores et déjà exonérés de taxe professionnelle jusqu’à fin
2009.
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La suppression de la taxe sera intégralement compensée pour ne pas pénaliser les collectivités
locales. "Il y a des possibilités autour de la taxe carbone", a notamment avancé le chef de l’Etat.
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En échange de cette suppression, les industriels devront prendre des engagements sur tous ces
sujets : re-localisation de production, politique de dividende, licenciements.
Nouvelles règles pour le système
financier
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Concernant le changement des règles de rémunération au sein des banques, Nicolas Sarkozy veut en
priorité changer le système de rémunération des "traders", qui accorde une prime au risque disproportionnée.
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"L’Europe doit arriver avec une position commune sur le G20 à Londres", a insisté Nicolas
Sarkozy.
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Evoquant les objectifs du G20, le Président a souhaité qu’il n’y ait "plus aucune institution
financière qui ne soit contrôlée", citant en exemple les "hedge funds", et a évoqué la question des paradis fiscaux : "Nous devons exiger la transparence sur la provenance des
fonds, a indiqué le chef de l’Etat, qui s’est dit prêt à revoir les relations de la France avec Andorre et Monaco. Quant aux
agences de notation, elles doivent être elles aussi contrôlées.
Pour voir la réaction de l'UMP:
Retrouvez l'émission sur le lien suivant: link
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SIG
Par JA BENISTI
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Publié dans : Assemblée nationale
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